Canada (Commissioner of Official Languages) v. CBC, 2014 FC 849
| Les faits à l'origine du présent recours institué en 2010 par le Commissaire aux langues officielles du Canada [Commi-ssaire] en vertu de la partie X de la Loi sur les langues officielles, LRC 1985, ch 31 (4e suppl) [LLO] ont déjà fait l'objet d'un examen minutieux dans la décision interlocutoire. Pour les fins des présentes, je ne reprendrai que certains éléments généraux. | The facts underlying this proceeding, commenced in 2010 by the Commissioner of Official Languages of Canada [Commissioner] under Part X of the Official Languages Act, RSC 1985, c 31 (4th Supp) [OLA], have already been thoroughly reviewed in the interlocutory decision. For the purposes herein, I will only review certain general elements. |
| En 2009, la Société Radio-Canada/Canadian Broadcasting Corpor-ation [Société] procède à d'importantes coupures budgétaires à travers le pays. Dans le cas qui nous occupe ici, des francophones de la région du Sud-Ouest de l'Ontario, incluant le docteur Karim Amellal, se plaignent, tant au Com-missaire qu'au Conseil de la radio-diffusion et des télécommunications canadiennes [CRTC], de l'impact négatif de la diminution du contenu local de la programmation de la station de radio CBEF 540 de Windsor [CBEF Windsor], la seule station de radio de langue française dans le Sud-Ouest de l'Ontario. Mais l'enjeu ne s'arrête pas à CBEF Windsor. Des milliers d'auditeurs et téléspectateurs du radiodiffuseur public national, partout au pays, posent la même question : où s'en va la Société? En particulier, du côté des communautés de langue officielle en situation minoritaire [CLOSM], on se sent menacé, car chaque nouvelle vague de compressions de la Société – celles de 2009 ne sont pas les premières ni les dernières – laisse un goût amer. Pour plusieurs, c'est un défranchissement inacceptable de la part d'une institution fédérale ayant acquis au fil des années une réputation emblématique du point de vue de la promotion de la dualité linguistique et du développement des groupes linguistiques de langue officielle. | In 2009, the Canadian Broadcasting Corporation/Société Radio-Canada [Cor-poration] made substantial nationwide budget cuts. In the case at bar, Francophones in the southwestern region of Ontario, including Dr. Karim Amellal, complained to both the Commissioner and the Canadian Radio-Television and Telecommunications Commission [CRTC], about the negative impact of the reduction in local or regional content in programming at radio station CBEF 540 in Windsor [CBEF Windsor], the only French-language radio station in southwestern Ontario. But the issue does not end with CBEF Windsor. Thousands of the national public broadcaster's radio listeners and television viewers through-out the country are asking themselves the same question: where is the Corporation headed? In particular, Official Language Minority Communities [OLMCs] feel threatened. Each new wave of cuts at the Corporation -- the ones in 2009 were not the first, nor are they the last -- leaves a bitter taste. To many, it is an unacceptable disenfranchisement on the part of a federal institution that has over the years acquired an iconic status in terms of the promotion of linguistic duality and the development of official language groups. |

